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La Transition Numérique


On entend beaucoup parler des évolutions que vont connaître les entreprises face à l’impact de la transition numérique sur leur activité.

  • Dans quel état d’esprit les dirigeants et salariés appréhendent-ils cette transition numérique ?
  • Sont-ils prêts à tout mettre en œuvre pour une France digitale ?
  • Quelles conséquences ? Sur la productivité ? L’emploi ? Le management ?
  • Faut-il mettre en place une stratégie digitale ?
  • Globalement, doit-on s’y résoudre et s’adapter aux changements ?
  • Ou sera-t-il toujours possible d’y échapper, de continuer à travailler comme avant ?
 
La transition numérique et son impact sur les entreprises, enquête et table ronde sur l’opinion des chefs d’entreprises et des salariés, réalisée en partenariat avec le Groupe CESI, IPSOS et Le Figaro.




INFOGRAPHIE TRANSITION NUMERIQUE 2016 CESI
 


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INFOGRAPHIE TRANSITION NUMERIQUE 2016 CESI

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VOLET THEMATIQUE : LA TRANSITION NUMERIQUE

 

Des nouvelles technologies à la transition numérique

De plus en plus d’outils numériques entrent dans nos vies ces dernières années. Nous sommes à un tournant que l’on appelle « la transition numérique ». Il modifie en profondeur notre univers numérique préexistant. Mais cette impactante transition, ne vient pas sans questionnements, notamment lorsqu’elle s’applique au monde de l’entreprise. L’objet de la 10ème vague de l’Observatoire Social de l’Entreprise CESI IPSOS LE FIGARO est notamment de confronter la perception des dirigeants d’entreprises avec celle des salariés, face à cette transition numérique.


Des chefs d’entreprise perplexes face à la transition numérique

Seuls 30 % des chefs d’entreprises pensent que la transition numérique est stratégique ou essentielle. On observe une vraie disparité entre petites et grandes entreprises sur ce sujet. Ce chiffre est à mettre en perspective avec les 52 % de salariés qui pensent, eux, que la transition numérique est stratégique ou essentielle. Et c’est même, 71 % des cadres qui s’accordent pour arriver à cette conclusion.

Du côté des chefs d’entreprises, la transition numérique ne crée pas de consensus clair. En effet, environ un dirigeant sur deux pense que la transition numérique a eu des conséquences pour l’activité de son entreprise dans des domaines comme le niveau d’exigence des clients, la stratégie « relation clients », la concurrence entre les entreprises et les compétences attendues des collaborateurs.

Deux visions s’affrontent sur le fait de considérer la transition numérique comme une révolution ou comme une mode. 52 % des chefs d’entreprises pensent que la transition numérique est pérenne, notamment ceux des grandes entreprises du tertiaire. A l’inverse, 47 % des dirigeants considèrent cette transition comme une mode. Ici, ce sont les petites entreprises et des secteurs comme le BTP qui s’expriment. 
 

Des salariés optimistes vis-à-vis de la transformation numérique

La transition numérique est bien plus perçue comme une opportunité que comme un frein par tous. Seuls 7 % des salariés et des employeurs se représentent la transition numérique comme un frein. En revanche, les salariés sont bien plus optimistes que les chefs d’entreprises sur la capacité de la transition numérique à être une opportunité pour leur entreprise, 42 % contre 31 %.

D’ailleurs, 80 % des salariés se disent à l’aise avec les nouveaux outils liés à la transition numérique contre 11 %. Pour eux, la transition numérique a un impact positif sur leur manière de travailler (59 %), sur le secteur dans lequel ils travaillent (58 %), sur les méthodes commerciales employées (57 %) et sur le bien-être au travail (50 %).

Est-ce pour autant que tout est positif ? Les chiffres légèrement en demi-teinte liés au bien-être au travail doivent ici nous donner un indice. Par exemple, 36 % des salariés pensent que la transition numérique aura un impact négatif sur leur niveau de stress contre 29 % des interrogés.
 

Des incertitudes persistent sur l’Emploi

Par ailleurs, là où les chefs d’entreprises sont majoritairement d’accord pour considérer la transition numérique comme un élément positif pour l’emploi (80 % contre 11 %), l’avis des salariés est plus nuancé. 61 % des salariés voient la transition numérique comme une bonne chose pour l’emploi contre 23 %.

Ainsi, bien qu’étant à l’aise et pesant les aspects positifs de la transition numérique, les salariés, au travers de ces chiffres, montrent qu’il existe des motifs d’incertitude sur cette transition toujours en marche. 

C’est peut-être pour cette raison qu’ils veulent être sereins vis-à-vis des nouveaux outils numériques et vouloir bénéficier de formations (31 % des salariés).

A terme, un emploi sur deux risque de disparaître ou de se transformer dans les 15 ans à venir. Les experts insistent sur le fait que la formation est la meilleure arme pour continuer à accompagner cette transition durant sa carrière, en particulier, si l’on considère que son emploi est peut-être en jeu. 
 
 

RETOURS SUR LA TABLE RONDE

 

Observatoire Social de l'Entreprise 2016 CESI IPSOS LE FIGARO



PARTICIPANTS :

  • Christine Balagué, Titulaire de la Chaire réseaux sociaux et objets connectés à l’Institut Mines Télécom, Telecom Ecole de Management, et Vice-présidente du Conseil National du Numérique entre 2013 et 2016

  • Laurent Pontegnier, Délégué Général de Transition Numérique Plus
     
  • Philippe Lemoine, Président du Forum d’Action Modernités et Président de la Fondation Internet Nouvelle Génération
     
  • Philippe Mutricy, Directeur de l’Evaluation des Etudes et de la Prospective chez Banque Publique d’Investissement France
     
  • Philippe Dumont, Directeur en charge des services numériques pour la ville chez Cisco France
     


Transition numérique ou transformation numérique ?

Philippe Lemoine distingue « transition » et « transformation ». Il rappelle que la « transition » c’est passer d’un état connu à un autre état connu mais sans savoir comment y aller, comme pour la transition énergétique par exemple. Tandis que la « transformation » c’est aller vers un état différent que l’on ne connaît pas avec l’impression de savoir comment on avance, ce qui est le cas avec le numérique.
 

Sous-estimation du phénomène de la révolution numérique

Pour rappel, la moitié des chefs d’entreprises pensent que le numérique est un simple phénomène de mode et seulement 30 % considèrent que la transition numérique est stratégique ou essentielle.
 

D’après Philippe Mutricy, les chefs d’entreprises françaises se pensent protégés par :


  • La réglementation. Celle-ci empêcherait l’arrivée de nouveaux acteurs sur leur marché comme pour les taxis, les notaires, les avocats…

  • La proximité avec leurs clients. L’entreprise fait partie d’un quartier et est proche de ses clients, elle est ancrée dans leurs habitudes : par exemple, les librairies.

  • Dans les TPE et dans les Services, les chefs d’entreprises pensent que la digitalisation de leur activité ne les concerne pas comme dans le secteur de l’hôtellerie, le BTP, la plasturgie, le transport de petit colis…


Certains acteurs ont déjà raté la course au numérique et « l’univers est dévoré par le logiciel » comme le souligne Philippe Mutricy. Philippe Lemoine nous rappelle que depuis les années 2000, il y a eu un changement dans le jeu des acteurs.

L’innovation ne vient plus des grandes entreprises pour descendre vers les petites sociétés et les consommateurs. Aujourd’hui, un nouvel acteur avec un nouveau point de vue est arrivé : « la personne ». C’est-à-dire vous, nous, qui avons inventé de nouveaux usages : l’auto-partage, le troc… C’est donc nous qui inventons de nouvelles façons de consommer, de produire, de commercer et d’échanger. Les entreprises de toutes tailles essayent maintenant de nous suivre.

Verbatim : « Le modèle s’est inversé : l’entreprise court après des modèles venant de l’extérieur. » (Philippe Dumont, CISCO)


Equipements numériques versus Usages Numériques

Actuellement, nombre d’entre nous sont équipés d’outils numériques. Smartphones, applis, ordinateurs… font partie de notre quotidien, mais qu’en est-il de notre littératie* numérique, de nos usages digitaux ?

Le salarié et le chef d’entreprise sont des consommateurs, pourtant les outils et les pratiques ne passent pas de notre univers personnel à notre univers professionnel. Philippe Lemoine rappelle que si 60 % des Français ont acheté au moins une fois sur Internet, seules 11 % des entreprises (grandes ou petites) ont déjà vendu sur Internet.

D’après Laurent Pontegnier, il y a deux raisons à cela :


  • La formation des personnes au sein des entreprises n’a pas suivi l’accélération des développements numériques. De même, P. Dumont affirme que c’est un problème de gestion du changement. Le taux d’adoption est faible car l’accompagnement est absent dans les entreprises.

  • Le changement dans la distribution informatique. Aujourd’hui le cloud* computing, les SAAS*, les applis mobiles peuvent être acquis via Internet, gratuitement ou à un prix peu élevé. Mais ils ne sont plus expliqués par un revendeur informatique. Il manque donc un maillon pour accompagner les utilisateurs dans leur prise en main des outils numériques. Il y a donc une disruption entre l’apparition des outils et la réalité des usages dans les entreprises.

 
Le numérique signe-t-il la fin du travail ?

Aujourd’hui tout change et le digital apporte de nombreux questionnements : le digital va-t-il tuer les emplois ? Les transformer ? En créer des nouveaux ? Est-ce la fin du travail ?
Sans rentrer dans les controverses, Christine Balagué nous présente quelques pistes de réponses pour agir, réagir et s’adapter face à l’évolution du travail avec le digital.

On constate qu’il y a potentiellement des baisses d’emploi chez les salariés non qualifiés et probablement à venir chez les salariés qualifiés. L’anticipation est difficile, mais Mme Balagué nous proposent quelques pistes :

  • L’évolution du travail lui-même. Nous allons tous avoir des parcours hybrides qu’il va falloir valoriser, comme l’alternance de périodes de travail et de non activité, une pluriactivité d’employeurs, etc.

  • « Il va falloir redonner du sens au travail collectif et au collectif », mode de travail courant dans le digital. Il faut apporter une réelle réflexion sur le collectif au travail et sur le management qui devient horizontal et collaboratif. Comme le mouvement des « makers » aux Etats-Unis qui ouvre une voie alternative à l’innovation et à la création dans l’entreprise ou en dehors. Des questions se posent alors pour les travailleurs indépendants dans l’économie collaborative : comment les encadrer, les protéger ?

  • Puisque les innovations sont multiples, il faut également anticiper les nouveaux métiers comme l’automatisation, l’open-automatisation.

  • Il est important de repenser les négociations collectives et le dialogue social.

  • Une dernière piste importante : reconsidérer le modèle de solidarité et de redistribution avec, par exemple, la question du revenu de base.

Philippe Lemoine souligne que la transformation digitale est une chance pour les entreprises françaises. N’oublions pas que la France numérique existe avec la French Tech : elle représente le deuxième bataillon de start-ups au CES (Consumer Electronic Show, salon international) à Las Vegas !

Il ajoute que généralement les sujets sur l’emploi ne sont pas tous soulevés et sont sous-estimés. De nombreuses études concluent qu’un emploi actuel sur deux va disparaître ou être transformé en profondeur dans les 15 ans qui viennent ! D’autres vont être créés mais avec un changement de contenu et de définition.

Les enjeux de formation et de mobilité sont par conséquent énormes.


La formation professionnelle pour accompagner chefs d’entreprises et salariés

Comme l’étude le montre, les experts de la table ronde soulignent la place incontournable de laformation continue professionnelle dans la transition numérique. S’approprier la culture digitale ou rester à niveau, de l’employé au chef d’entreprise de tout secteur, la formation continue est le moyen de monter en compétences face aux changements qu’offre le numérique.

Verbatim : « Ce qui est derrière nous, ce sont les technologies de l’information, ce qui est devant, c’est la transformation numérique. » (Philippe Lemoine)



RETROUVEZ LA TABLE RONDE ET VISIONNEZ LA VIDEO :



 

Découpage des séquences :
 

  • 21mn 55s  à 31mn 23s : présentation du volet thématique sur la transition numérique de l’étude par Brice Teinturier, IPSOS
  • 32mn 35s à 1h 58mn 15s : table ronde autour de la question de la transition numérique
     



GLOSSAIRE :

*littératie numérique : capacité à maîtriser les technologies, processus et savoirs numériques (ordinateur, tablette, smartphone, concept…)

* SAAS : « Software As A Service », logiciel externalisé par l’entreprise sur le Cloud

* Cloud (« nuage » en français) : stockage en ligne
 



FICHE TECHNIQUE DE L'ETUDE CESI-IPSOS :

Chefs d'entreprise : étude réalisée par téléphone sur 404 chefs d’entreprise, du 7 au 19 avril 2016.
L’échantillon a été raisonné pour disposer de dirigeants de petites structures et de structures plus importantes, ainsi que de chefs d’entreprise travaillant dans tous les secteurs d’activité. Lors du traitement des résultats, chaque catégorie a été remise à son poids réel afin d’assurer la représentativité des résultats.

Salariés : étude réalisée online sur 1 000 salariés du secteur privé, du 12 au 19 avril  2016.
Échantillon représentatif de la population des salariés du secteur privé en termes de sexe, d’âge, de catégorie professionnelle, de catégorie d’agglomération et de région.
 

 

Observatoire Social de l'Entreprise CESI 2016

 

Découvrez aussi les communiqués de presse publiés à cette occasion, sur le volet barométrique et le volet thématique.

Les verbatim des intervenants à la table ronde.


 

 
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