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11ème vague de l’Observatoire Social du CESI IPSOS Volet Thématique


Paris, le 16 janvier 2017


Regards croisés sur les attentes des chefs d’entreprise et des salariés pour le prochain quinquennat.
 
 
Réalisé en partenariat avec Ipsos et Le Figaro, l’Observatoire Social de l’Entreprise du CESI comporte deux volets : l’un barométrique mesurant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématiqueconsacré à un thème d’actualité. Le volet thématique de cette 11ème enquête porte sur les attentes, les espoirs et les craintes des chefs d’entreprise et des salariés concernant le prochain quinquennat.
 
Quels sont les sentiments des chefs d’entreprise et des salariés face aux réformes économiques et sociales ?

 
Chez les chefs d’entreprise, la nécessité de conduire des réformes fait toujours consensus, mais la crainte de blocage modère probablement les attentes. Certes une majorité d’entre eux (58%) plaide pour une réforme en profondeur des règles qui s’appliquent aux entreprises et aux salariés (code du travail, charges, financement des retraites et de la protection sociale) en mettant à plat tous les sujets, y compris les plus délicats, mais leur nombre baisse fortement par rapport à 2015 (-9 points).
 
La réforme apparait également pour les salariés comme une véritable nécessité qu’il est difficile de remettre en question. Si les salariés souhaitent moins la rupture que les chefs d’entreprise, il n’en demeure pas moins que leurs attentes en matière de réformes sont réelles comme le montre leur arbitrage entre chômage et sécurité de l’emploi. 63% (-3 points) des salariés privilégient un système dans lequel le nombre de chômeurs est faible.
 
Près d’un salarié sur deux (44%, -3 points) considère au contraire qu’on a plus à perdre qu’à gagner, signe que la réforme est aujourd’hui encore appréhendée avec beaucoup de craintes.
 
En pensant à la prochaine élection présidentielle, un sentiment d’inquiétude prévaut chez les chefs d’entreprise et les salariés. Il faut dire que le contexte dans lequel l’enquête a été réalisée n’est pas franchement favorable à la confiance : la défiance à l’égard de la classe politique atteint des records et l’incertitude persiste sur l’offre politique à gauche après l’annonce du chef de l’Etat de ne pas se représenter.
 
Le tableau est particulièrement sombre pour les salariés qui sont 63% à évoquer un sentiment d’inquiétude vis-à-vis de cette élection. Il est suivi de la méfiance (54%) et la résignation (34%).
Le premier sentiment positif, l’espoir, n’arrive qu’en quatrième position dans la hiérarchie.
Même si l’enthousiasme est loin d’être de mise chez les chefs d’entreprise, leur état d’esprit est nettement meilleur que celui des salariés. Certes 51% ressentent un sentiment d’inquiétude en pensant à l’élection présidentielle, mais l’espoir fait chez les dirigeants une belle percée, avec 42% de citations (en deuxième place ex-aequo avec la méfiance). L’espoir est en tête dans le secteur des services mais en retrait dans l’industrie (28%) et le bâtiment (33%) où la méfiance prévaut (respectivement 57% et 46%).
 
Quelles sont les mesures jugées efficaces pour relancer la croissance ?
 
Quelles sont les attentes à l’égard du prochain quinquennat ? Pour les chefs d’entreprise, un sujet domine tous les autres : la fiscalité. C’est le thème qu’ils souhaitent que le prochain Président de la République traite en priorité (69%), loin devant le chômage (31%), l’âge de départ à la retraite (28%) ou la durée hebdomadaire du travail (25%).
 
Les priorités sont plus variées pour les salariés. En écho au regain de crispation sur le niveau des salaires, le premier sujet qu’ils souhaitent voir abordé est la rémunération (50%). Il est suivi de l’âge de départ à la retraite (39%), la sécurité de l’emploi (36%) et le chômage (35%), signe que les salariés se montrent très préoccupés par ces questions.
 
Les divergences entre chefs d’entreprise et salariés s’observent également quant au rythme des réformes. Une très large majorité de chefs d’entreprise (70%) privilégie le lancement d’un maximum de réformes en début de quinquennat pour profiter de la légitimité que confère le scrutin.
 
Quel est le candidat le plus crédible pour relancer la croissance ?
 
Aucun candidat ne trouve grâce aux yeux d’une partie importante des personnes interrogées : 32% des chefs d’entreprise et 30% des salariés. Certes au moment où les interviews ont été réalisées l’offre politique n’était pas encore totalement connue, il n’en demeure pas moins qu’à quatre mois de l’échéance présidentielle aucun leader politique ne semble convaincre une partie des acteurs du monde de l’entreprise dans le domaine de l’économie, de la croissance et de l’emploi, alors même qu’il s’agit d’une des principales préoccupations de l’opinion.
 
Côté personnalités : François Fillon est jugé le plus convaincant par les chefs d’entreprise (40%) pour relancer la croissance et l’emploi, loin devant Emmanuel Macron qui totalise 8% de citations seulement. Les salariés sont beaucoup plus partagés. François Fillon arrive en tête, mais avec seulement 14% de citations. Il est talonné par Emmanuel Macron (11%) et Marine Le Pen (10% de citations). Les candidats de gauche sont jugés moins convaincants (Jean-Luc Mélenchon 5%, Manuel Valls 4%, Arnaud Montebourg 2%).


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