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6ème Observatoire social de l'entreprise Cesi / Ipsos : résultats du volet thématique


Paris, le 13 novembre 2013


Volet thématique : "Désindustrialisation et réindustrialisation"


Réalisé en partenariat avec l’IPSOS et Le Figaro, l’Observatoire Social de l’Entreprise comporte deux volets : l’un barométrique abordant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématique, consacré à l’employabilité et se référant à un thème d’actualité du moment.

Le volet thématique de la 6ème vague de l’Observatoire[1] porte sur le thème de la désindustrialisation et de la réindustrialisation et fait le point sur la perception des salariés et des chefs d’entreprises sur la situation de l’Industrie française, sa capacité à rebondir et sur ses forces.

Alors que les résultats révèlent que chefs d’entreprise et salariés partagent une perception plutôt pessimiste quant à la capacité de l’industrie Française à se redresser, ils dévoient un écart entre les inquiétudes des salariés et la confiance affichée des chefs d’entreprise sur la situation de leur entreprise.

Des inquiétudes plus fortes chez les salariés travaillant dans le secteur industriel : risques de chômage et de délocalisation, climat social tendu

De manière générale, les salariés travaillant dans le secteur industriel font preuve d’une confiance plus modérée que la moyenne sur la plupart des indicateurs barométriques.

Ainsi, un quart d’entre eux (24%) anticipent une baisse d’activité de leur entreprise dans les 6 mois à venir, contre 19% des salariés dans leur ensemble. Ils ont également tendance à repousser la reprise économique à une date un peu plus lointaine (12,5 mois contre 11 mois en moyenne).

La question de l’emploi est leur principale préoccupation professionnelle pour les années à venir (32%), devant le salaire (27%). S’ils se montrent globalement confiants dans la capacité de leur entreprise à maintenir l’emploi dans les prochains mois, c’est de manière moins prononcée que les salariés dans leur ensemble. Leur perception du climat social est moins positive : 49% le jugent bon dans leur entreprise, contre 57% des salariés dans leur ensemble.

L’angoisse de la délocalisation est par ailleurs beaucoup plus prononcée chez ces salariés : 50% d’entre eux estime que leur entreprise est concernée, soit parce que selon eux elle y a déjà eu recours soit parce qu’elle y songe (contre 28% des salariés dans leur ensemble). Par ailleurs, 40% des personnes travaillant dans le secteur industriel estiment que la fonction qu’ils occupent actuellement pourrait être délocalisée.

Aux yeux d’une large majorité de salariés du secteur de l’industrie (70%), la délocalisation paraît motivée par des raisons essentiellement financières et non économiques - constat partagé par l’ensemble des salariés. L’image de la délocalisation est tellement mauvaise qu’une très large majorité de salariés (82%) souhaiterait idéalement qu’on les interdise purement et simplement (86% dans le secteur industriel), même si 49% reconnaissent que cela serait impossible à mettre en place.
 
A l’inverse, les chefs d’entreprise du secteur industriel se montrent plus confiants

Les dirigeants de ce secteur s’illustrent au contraire par une confiance plus marquée que celle des chefs d’entreprise dans leur ensemble.
Ils sont en effet plus nombreux à prévoir une croissance de leur activité dans les 6 prochains mois (18% contre 11%). D’ailleurs, la moitié se dit optimiste sur le développement économique de leur secteur d’activité (46% contre 36% des dirigeants dans leur ensemble) et la reprise économique leur semble un peu moins lointaine (26,5 mois contre 31 mois). Surtout, ils sont plus confiants sur la question du maintien de l’emploi dans leur entreprise (72% contre 59% des chefs d’entreprise dans leur ensemble).

En revanche, leurs réponses sont similaires à la moyenne en ce qui concerne la perception de la situation interne de leur propre entité. Ils se distinguent donc en termes de confiance dans l’avenir.

La délocalisation est contraire aux principes d’une majorité de patrons : près de 2 sur 10 avouent toutefois avoir déjà sauté le pas ou être tentés de le faire

La délocalisation ne leur apparaît pas comme une solution « miracle » qu’ils envisagent facilement, comme peuvent le croire les salariés. Pour 68% d’entre eux, c’est une option qu’ils se refusent à prendre car « c’est contraire à leurs principes » - position partagée par l’ensemble des chefs d’entreprise (66%). Dans la réalité, 18% des dirigeants l’ont déjà fait ou y songent, une proportion qui monte à 24% chez les entreprises du secteur industriel.

Dans le détail, les dirigeants qui y songent ou l’ont déjà fait, sont principalement séduits par le fait d’éviter les lourdeurs administratives et la possibilité de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse, des motifs qui parlent également aux dirigeants du secteur industriel, mais moins que le fait de diminuer les coûts de production (première motivation chez ces derniers). Ceux qui n’envisagent pas de délocaliser tout ou partie de leur activité insistent quant à eux sur l’impossibilité de le faire mais aussi sur leur attachement à la France ou à une région.

On peut toutefois se demander dans quelle mesure ces réticences sont pérennes, dans la mesure où les arguments pragmatiques comme la crainte de ne pas retrouver ailleurs le même niveau de qualité et de compétence ou encore le risque que la diminution des coûts, sont aujourd’hui moins forts dans leur esprit que le sentiment d’attachement à la France ou à sa région.

Des interrogations sur la capacité du secteur industriel français à se redresser : une majorité de salariés et de patrons estiment que notre âge d’or est derrière nous

L’avenir du secteur industriel français est une question épineuse qui fait l’objet de nombreux débats et force est de constater que le sujet ne fait guère consensus non plus chez les salariés et les chefs d’entreprise. Les premiers sont très partagés, 52% pensant que l’âge d’or de l’industrie française est derrière nous. Les personnes travaillant dans ce secteur, sont à peine plus optimistes : seule une petite majorité de salariés de l’industrie (53%) considère que le secteur a encore les moyens de se redresser.

Les chefs d’entreprise ne sont pas unanimes non plus sur le sujet, mais ils sont moins partagés – et en l’occurrence, plus pessimistes (60% considèrent que l’âge d’or de l’industrie est derrière nous, 37% que ce secteur a encore les moyens de rebondir). En revanche, ceux travaillant dans le secteur industriel sont plus optimistes : 47% croient dans l’avenir de l’industrie et 51% n’y croient plus vraiment.

Tous s’accordent toutefois pour mettre en avant le savoir-faire français dans ses secteurs de pointe, qui constitue le principal atout sur lequel la France peut s’appuyer pour permettre à son industrie de se développer ou pour attirer des entreprises étrangères sur son territoire. Ce sujet est ainsi mis en avant par 73% des chefs d’entreprise et 66% des salariés.      La main d’œuvre qualifiée (citée par 39% des dirigeants et 52% des salariés) est également un atout de taille selon les interviewés.




[1]  L’enquête a été menée par Ipsos auprès de 702 chefs d’entreprise par téléphone (dont 301 travaillant dans le secteur de l’industrie) et 1549 salariés du secteur privé par internet (dont 549 travaillant dans le secteur de l’industrie). Les interviews se sont déroulées du 25 septembre au 9 octobre 2013.


Contacts Presse :
OXYGEN RP
Noémie Diaz de Cerio / Aurélie Jeanne
Tél : 01 41 11 35 41



 
 

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