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8ème vague de l’Observatoire : volet thématique - regards croisés sur les réformes


Paris, le 31 mars 2015


Réalisé en partenariat avec l’IPSOS et Le Figaro, l’Observatoire Social de l’Entreprise comporte deux volets : l’un barométrique abordant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématique.

Portant cette année sur le thème des réformes en France, le volet thématique interroge les acteurs de l’entreprise sur le sujet.  Quelle est la réaction des chefs d’entreprise et des salariés quand on évoque le thème de la réforme dans le domaine du travail ? Approuvent-ils les mesures d’ores-et-déjà mises en place ou qui pourraient l’être à l’avenir ? Jusqu’où sont-ils prêts à aller ?

 
Un souhait de réforme massif

La réforme apparaît aujourd’hui pour de nombreux interviewés comme une véritable nécessité qu’il est difficile de remettre en question. Plus surprenant, c’est une réelle rupture avec la situation actuelle qui semble être souhaitée. Ainsi, 67% des chefs d’entreprise estiment qu’il vaudrait mieux réformer en profondeur les règles qui régissent le monde du travail (code du travail, charges, financement des retraites et de la protection sociale…) plutôt que de procéder à de simples aménagements pour ne pas risquer de blocage social (29%).

Par ailleurs, entre le chômage et la sécurité de l’emploi, les salariés semblent avoir fait leur choix :
les deux tiers privilégient un système dans lequel le nombre de chômeurs est faible, quitte à ce que la sécurité de l’emploi soit limitée, tandis qu’ils ne sont que 34% à préférer un système où certes, la proportion de chômeurs est plus élevée, mais où les garanties sont plus importantes pour ceux qui ont un emploi.

Ces résultats signifient-ils que l’on assiste à une véritable évolution des mentalités et que la France serait loin d’être un pays aussi irréformable qu’on ne le dit ?

Rien n’est moins sûr, car les interviewés expriment dans le même temps de nombreuses réticences vis-à-vis des réformes, qui s’expliquent probablement par le sentiment largement ré- pandu – et qui participe de leur fatalisme – que ces dernières seront forcément douloureuses et/ou inefficaces.


De réelles craintes associées aux réformes

Ainsi, les salariés se montrent très partagés quand il s’agit de faire le calcul « coût/bénéfice » d’une réforme.

La réforme est donc loin d’être perçue comme étant par essence positive. D’ailleurs, quand ils entendent parler des réformes économiques et sociales destinées à faciliter la sortie de crise, ce sont essentiellement des sentiments négatifs qui émergent. L’inquiétude domine largement (50%) et la colère (18%) est le deuxième sentiment exprimé. L’espoir (15%) et la satisfaction (4%) sont nettement moins cités, tandis que 13% ressentent de l’indifférence.

Les interviewés ont également le sentiment que les réformes ne sont pas toujours appropriées ou efficaces. Ainsi, la perception d’un « trop plein de réformes » est réelle dans l’opinion (37% des dirigeants et 25% des salariés), même si la moitié d’entre eux (respectivement 51% et 49%) considèrent qu’il n’y en a pas eu assez ces dernières années.

Certains sujets ne sont plus tabous

Quelles pourraient donc être les réformes qui auraient un réel impact sur les entreprises en France ? Certaines pistes polémiques évoquées depuis années sont-elles rejetées en bloc ?

Certains sujets semblent susciter une opposition massive. La suppression du SMIC serait ainsi une mauvaise chose aussi bien pour les salariés (77%) que pour les dirigeants (54%).

Le recul de l’âge de la retraite ne suscite guère d’enthousiasme non plus : solution massivement rejetée par les salariés (70%), qui ont déjà connu plusieurs réformes sur le sujet, elle n’est pas non plus approuvée par une majorité de chefs d’entreprise (29%), probablement car ces derniers ont déjà du mal à garder les séniors en poste jusqu’à 60 ans…

Le développement du travail le dimanche suscite des réactions contrastées : option approuvée par une majorité de salariés (52%) et par près de la moitié de ceux potentiellement concernés car exerçant dans le secteur du commerce (46%), elle suscite en revanche davantage d’indifférence chez les chefs d’entreprise, qui ne sont guère concernés pour la plupart.

En revanche, deux réformes potentielles pourtant très polémiques ne génèrent pas de franche opposition des salariés.

La mise en place d’un contrat unique suscite logiquement l’approbation d’une large majorité de chefs d’entreprise (60%) - même si 27% ne voient guère quel pourrait être l’impact dans leur entreprise - et est loin de soulever une levée de boucliers de la part des salariés.

Enfin, la fin des 35 heures est souhaitée par la très grande majorité des dirigeants, qui estiment à 75% que cela représenterait une bonne chose pour leur entreprise, mais cette opinion est également partagée par près d’un salarié sur deux (44%), soit la même proportion ou presque que ceux déclarant qu’il s’agirait d’une mauvaise chose (46%).

Qu’il s’agisse du contrat unique ou des 35 heures, les salariés sont donc moins hostiles à une réforme qu’on ne le dit parfois.

Les résultats de cette étude révèlent donc l’ambivalence dont font preuve les acteurs du monde du travail, à la fois très enclins à réformer et en même temps très inquiets des modalités concrètes des réformes qui seraient amenées à être mises en place.


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