Contact@cesi.fr | 0825 06 9000 0.15 TTC/mn

Accueil > Communiqués de presse > SONDAGE IPSOS / CESI / LE FIGARO - volet thématique : regards croisés sur l’alternance

SONDAGE IPSOS / CESI / LE FIGARO - volet thématique : regards croisés sur l’alternance


Paris, le 16 juin 2014


Réalisé en partenariat avec l’IPSOS et Le Figaro, l’Observatoire Social de l’Entreprise comporte deux volets : l’un barométrique abordant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématique, consacré à l’employabilité et se référant à un thème d’actualité.

Le volet thématique de cette 7ème vague de l’Observatoire[1] porte sur l’alternance et interroge les acteurs de l’entreprise sur l’image qu’ils ont de ce dispositif ou encore sur les actions à mener selon eux pour augmenter le recours à l’alternance.

Les résultats de la 7ème vague de l’Observatoire Social de l’Entreprise, dévoilent que l’alternance a une image contrastée auprès des salariés et des chefs d’entreprise. Alors que la France observe une baisse du nombre d’alternants depuis deux ans, les interrogés affirment que leurs entreprises ont majoritairement recours à l’alternance, mais qu’elles restent freinées par des contraintes financières lourdes.
 
Volet thématique : regards croisés sur l’alternance
 
Une image positive dans les grandes entreprises et dans celles ayant déjà eu recours à l’alternance
 

De manière générale, les salariés du secteur privé ont très majoritairement une opinion positive de l’alternance (77%). Cette bonne impression est largement partagée par l’ensemble des catégories de salariés : cadres (78%) comme professions intermédiaires (83%), employés (77%) ou ouvriers (73%). Les plus jeunes sont encore plus positifs à son égard (91% des moins de 30 ans ; 81% des 30-39 ans).
 
Les chefs d’entreprise sont plus partagés sur ce sujet : 54% en ont une bonne image (dont 14% « une très bonne image »), contre 40% une mauvaise image.

Les patrons qui ont régulièrement recours à des alternants ont néanmoins une opinion plus largement positive à l’égard de cette formule(74% de ceux qui y ont recours « souvent » et 68% de ceux qui y ont recours « parfois »).
 
L’opinion des dirigeants de structures de taille importante est également plus positive que la moyenne : 76% des chefs d’entreprises de 100 à 249 salariés en ont une bonne opinion, 88% pour celles de 250 à 499 salariés et même 91% pour les structures de 500 salariés et plus.
 
 
Des motivations altruistes avant tout
 
Pour les chefs d’entreprise comme les salariés, les raisons de recourir à des alternants sont surtout altruistes ou tout au moins réalisées dans un but positif impactant directement l’image de l’entreprise qui fait appel à des alternants.En effet, aux yeux des chefs d’entreprise comme des salariés, les contrats d’alternance sont avant tout pour les entreprises un moyen d’aider un jeune en le formant ou en lui apprenant un métier (43% des chefs d’entreprise citent cette motivation, tout comme 39% des salariés).

La deuxième motivation la plus avancée(par les chefs d’entreprise comme les salariés) est le fait de pouvoir tester et intégrer progressivement un jeune salarié avant de l’embaucher (36% des chefs d’entreprise la citent tout comme 34% des salariés).

La motivation la moins avancée est le fait de pouvoir, grâce à l’alternance, renforcer une équipe pour une durée déterminée(seuls 12% des chefs d’entreprise la citent, - surtout ceux qui n’y ont que rarement ou jamais recours – et 27% des salariés).
 
Un potentiel d’augmentation du recours à l’alternance limité malgré des résultats salués.
 

De l’avis d’une très large majorité de salariés, les personnes en alternance au sein de leur entreprise étaient à la fin de leur période en alternance opérationnelles pour travailler en entreprise.
 
Au cours de leur contrat, seuls 26% des salariés les considéraient comme des stagiaires, une majorité les voyant déjà comme des collègues à part entière (37%) ou comme des futurs collègues potentiels (37%).
 
Malgré ces perceptions positives, l’intention de recourir à des alternants reste limitée bien que 51% des chefs d’entreprise interrogés affirment y avoir déjà eu recours (et seulement 16% parmi eux le font « souvent »).
 
Alors que le nombre d’alternants est en baisse depuis 2 ans, il est peu probable que la tendance s’inverse cette année puisque seuls 12% des chefs d’entreprise ont l’intention d’avoir davantage recours à des personnes en alternance.
 
Le lien entre le recours aux contrats d’apprentissage et le niveau de croissance de l’entreprise est réel.Les chefs d’entreprise qui anticipent une croissance de leur activité dans les 6 mois à venir sont logiquement un peu plus nombreux à envisager de recourir davantage à des alternants (23% contre 6% de ceux qui anticipent une baisse), mais ce pronostic reste très minoritaire.
 
Dans l’industrie et le BTP, plus de 4 chefs d’entreprise sur 10 envisagent même d’y avoir moins recours (46% dans l’industrie et 42% dans le BTP).
 
Les salariés sont eux aussi peu optimistes quant aux perspectives d’augmentation du recours à l’alternance : seuls 30% pensent que dans les toutes prochaines années leur entreprise va davantage faire appel à des alternants (contre 19% qui jugent qu’elle va y avoir moins recours et 51% « ni plus ni moins »).
 
Les pistes d’amélioration pour augmenter le recours à l’alternance
 

Chefs d’entreprise comme salariés sont unanimes sur les trois principales actions à mener : mettre en place des mesures plus incitatives financièrement comme des exonérations de charges (60% des chefs d’entreprise et 53% des salariés citent ce moyen), simplifier les formalités administratives permettant d’avoir recours à l’alternance (36% des chefs d’entreprise et 43% des salariés) et mieux informer les entreprises sur l’alternance (21% des chefs d’entreprise et 39% des salariés).
 
Plus de 40% des chefs d’entreprise considèrent que l’alternance est une solution adaptée pour recruter des cadres ou de futurs cadres. Ce pourcentage est important lorsque l’on sait que seuls 14,5% des contrats de professionnalisation signés en 2012 préparaient à des niveaux de formation bac +4 et plus (Etudes DARES).
 

Le tutorat, une expérience enrichissante à valoriser
 
Alors que le tutorat n’est pas considéré comme un levier majeur pour augmenter le recours à l’alternance, les salariés qui ont déjà connu l’expérience du tutorat s’accordent quant à eux sur le caractère très positif de ce rôle : 94% considèrent qu’il s’agit d’une expérience enrichissante, 88% que ces personnes avaient les compétences pour être embauchées à la fin de leur alternance et 85% que cela a été bénéfique pour le service dans lequel travaillaient ces personnes.
 
Malgré tout, être tuteur est chronophage : 81% des salariés concernés s’accordent à dire que cela prend beaucoup de temps. Il est donc d’autant plus important que cette fonction soit valorisée au sein de l’entreprise.

Or aujourd’hui, les salariés sont partagés sur ce point : si 50% pensent que le rôle de tuteur est valorisé (dont seulement 8% « très »), ils sont aussi nombreux à penser le contraire (50% dont 10% qui jugent qu’il ne l’est « pas du tout »). C’est sans doute en partie ce qui explique que seuls 34% accepteraient « certainement » d’être tuteurs d’une personne en alternance au sein de leur entreprise si on leur demandait.
 

A propos de l’Observatoire Social de l’Entreprise
En 2009, le CESI a mis en place en partenariat avec IPSOS et Le Figaro Economie, un baromètre de l’emploi, de l’employabilité et du climat social intitulé « Observatoire Social de l’Entreprise ». Le CESI, largement reconnu aujourd’hui dans les domaines de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et des ressources humaines, souhaitait ainsi pouvoir disposer d’un dispositif d’interrogation réactif face à une actualité brûlante sur laquelle il est en mesure de s’exprimer. L’originalité de cet Observatoire réside dans sa démarche d’enquêtes croisées, menées à intervalles réguliers auprès des salariés d’une part et des employeurs d’autre part. Ainsi réalisé, cet Observatoire, véritable enquête miroir, fait ressortir les préoccupations des salariés sur des thématiques qui les concernent, et les éventuels oppositions ou points d’accord avec leurs employeurs. Chaque vague de cet Observatoire comporte deux volets : l’un barométrique abordant les impacts de la conjoncture sur l’entreprise, l’autre thématique, consacré à l’employabilité et se référant à un thème d’actualité du moment.


[1]  L’enquête a été menée par Ipsos auprès de 402 chefs d’entreprise par téléphone et 1005 salariés du secteur privé par internet. Les interviews se sont déroulées du 16 avril au 3 mai 2014.


Consultez la synthèse ci-dessous :

 


 Document attaché (Observatoire 2014 7eme vague - Synthese.doc.pdf)
 

Notre actualité
ZOOM SUR
Découvrez le CESI en images
Le CESI est aujourd’hui un groupe d’enseignement supérieur et de formation professionnelle de premier ordre, spécialisé dans la formation des cadres, agents de maîtrise, ingénieurs, techniciens et experts métiers. Il développe ses activités dans le cadre de 5 marques : ei.CESI, exia.CESI, CESI entreprises, CESI alternance, CESI certification.


Découvrez le CESI en images

Revivez le Manifeste du CESI pour l'alternance et l'apprentissage dans le supérieurViacesiIngénieur par l'apprentissage (2)